Documentation Archipelago

Tout ce qu’il faut pour exporter votre espace Notion, comprendre votre carte et utiliser Archipelago avec un agent IA.

Vous êtes un agent IA ? Cette page déclare quatre outils WebMCP : vous pouvez dessiner sur l’écran que la personne regarde, pas seulement en parler. N’attendez pas de fichier. La référence machine, avec un exemple d’appel complet, est en Markdown brut : warrenperez.com/archipelago/agents.txt. La page ci-dessous est écrite pour les humains.

Exporter votre espace Notion

Archipelago n’accède pas à votre compte Notion. Vous lui donnez un export, c’est à dire un fichier .zip que Notion fabrique à votre demande. Cette section est la référence complète : la page d’accueil n’en garde que les quatre gestes essentiels.

Exporter un espace de travail complet

  1. Dans Notion, tout en bas de la colonne de gauche : Paramètres.
  2. Onglet Espace de travail, section Général.
  3. Exporter l’intégralité du contenu de l’espace de travail.
  4. Réglez le format, puis lancez l’export.

Cette porte est réservée aux administrateurs de l’espace. Les deux suivantes ne demandent rien de plus que d’avoir accès au contenu.

Exporter une page

Ouvrez la page, menu ··· en haut à droite, Exporter. Toutes les bases qu’elle contient, à n’importe quelle profondeur, seront sur la carte. Une page parent bien choisie suffit souvent : c’est le moyen le plus simple de cartographier un périmètre précis.

Exporter un espace d’équipe

Même manœuvre depuis le menu de l’espace d’équipe. Vous cartographiez ce périmètre là, sans toucher au reste.

Format d’export recommandé

Un piège à connaître. L’option Vues de base de données décide de ce qui part réellement, et il n’existe que deux choix : Notion ne sait pas exporter toutes les vues d’un coup.

Sur Vue actuelle, l’export applique les filtres, le tri et les colonnes masquées de la vue ouverte dans chaque base. Une base filtrée n’exporte que ses lignes visibles, donc son île rétrécit ; une base aux colonnes cachées exporte moins de propriétés, donc ses hachures s’éclaircissent. Deux des six signes de la légende deviennent faux.

Préférez Vue par défaut : la vue par défaut est en général la vue brute, et surtout elle ne dépend pas de ce que chacun avait ouvert au moment de l’export. Ce n’est pas une garantie : si votre vue par défaut est elle-même filtrée, les lignes manquent quand même. Videz le filtre avant d’exporter.

L’export ne se fait que depuis un ordinateur : l’application mobile ne propose pas cette option.

Gros espaces de travail

Sur un petit espace, le zip se télécharge immédiatement. Sur un gros, Notion l’assemble en arrière-plan : comptez quelques minutes.

Côté Archipelago, la taille du fichier ne change rien à la vitesse ni à la confidentialité : un zip de deux cents mégaoctets ne met pas plus de temps à « partir » qu’un zip de deux, puisqu’il ne part nulle part.

Si Notion envoie l’export par e-mail

C’est le comportement normal sur un espace volumineux. Vous recevez un lien de téléchargement.

Ce lien expire au bout de sept jours. Téléchargez le zip avant, et conservez le : vous pourrez relever votre carte autant de fois que vous voulez sans repasser par Notion.

Si vous n’êtes pas administrateur

Seul l’export de l’espace entier est réservé aux administrateurs. Exporter une page ou un espace d’équipe ne demande rien de plus que d’y avoir accès, et la carte se lève exactement de la même façon. Elle montrera ce périmètre, ni plus ni moins.

Problèmes fréquents

Ma carte est vide, ou presque.
L’export n’était probablement pas au format Markdown et CSV. Les autres formats ne contiennent pas les tableaux de vos bases de données.
Il manque des bases.
Vérifiez que Créer des dossiers pour les sous-pages était activé. Sans cette option, les bases situées dans des pages filles ne sont pas exportées.
Une île paraît beaucoup trop petite.
Sa vue était filtrée au moment de l’export, et seules les lignes visibles sont parties. Voir le piège des vues, plus haut.
Une relation que je connais n’apparaît pas.
Elle est probablement vide. Voir Comment Archipelago lit votre export.

Comprendre votre archipel

Archipelago transforme la structure de votre espace Notion en une carte marine. Chaque élément correspond à une information réellement trouvée dans votre export.

Une île

Une base de données. Sa taille dépend du nombre d’entrées qu’elle contient : quelques lignes forment un îlot, plusieurs centaines occupent davantage de territoire.

Les hachures

Le niveau de remplissage de la base. Plus les propriétés de ses entrées sont renseignées, plus l’île apparaît dense. Une lande claire signale une base dont la plupart des champs restent vides.

Une route

Une relation réellement utilisée entre deux bases. Une relation vide ne laisse aucune trace dans un export Notion et n’apparaît donc pas sur la carte.

Un convoi

Le volume de liens qui emprunte une route. Quelques liens font apparaître un petit voilier. Les axes les plus empruntés accueillent des navires plus importants.

Un phare

Le principal carrefour de l’archipel. Il signale la base vers laquelle converge le plus grand nombre de liens observés sur la carte. Il n’y en a qu’un.

Le phare ne mesure pas l’activité humaine et ne désigne pas « la base la plus utilisée ». Il compte des liens présents dans l’export, rien d’autre.

Un pavillon noir

Une base isolée. Aucune relation utilisée ne la relie aux autres bases cartographiées. Ce n’est pas nécessairement un problème : certaines bases ont parfaitement vocation à vivre seules.

Le chapelet d’îlots

En bas de carte, il rassemble les bases que la feuille n’a pas pu accueillir faute de place. Elles existent toujours dans les données, et un agent peut les faire revenir à l’écran.

Comment Archipelago lit votre export

Archipelago travaille à partir des données réellement présentes dans les fichiers exportés par Notion. Une relation n’est visible que lorsqu’au moins une entrée contient effectivement un lien vers une autre base.

Cela signifie qu’Archipelago représente principalement la structure utilisée dans les données exportées, et non l’intégralité du schéma théorique configuré dans Notion.

Pourquoi une relation vide est invisible

Dans un export Markdown et CSV, une base de données devient un fichier .csv. Une propriété de type relation y apparaît comme une colonne dont chaque cellule contient le nom des pages liées. Si aucune entrée n’a jamais été reliée, la colonne existe peut être, mais elle est vide de bout en bout : rien ne permet de savoir vers quelle base elle pointait.

Pour qu’une route apparaisse, il suffit de renseigner au moins un lien avant d’exporter.

Ce que cela change pour vous

La carte représente l’espace tel qu’il est rempli, pas seulement tel qu’il a été conçu. C’est une limite quand vous cherchez à retrouver un schéma. C’est un avantage quand vous cherchez à savoir ce qui sert vraiment.

Ce que la carte ne dit pas

Archipelago cartographie une structure. Il n’observe pas le comportement des utilisateurs de votre espace Notion.

Il ne peut donc pas savoir :

Archipelago montre les données structurelles disponibles dans votre export. L’interprétation reste humaine.

Partager une carte

Le bouton Partager ma carte, sur la carte, fabrique une adresse qui contient la carte elle même. La personne qui l’ouvre voit exactement le même archipel.

Où est stockée la carte partagée ?

Nulle part. Elle voyage dans le fragment de l’adresse, la partie qui suit le dièse. Un fragment n’est jamais transmis au serveur : c’est une règle du web, pas une promesse de notre part. Aucun hébergement, aucune base de données, aucun identifiant de partage à révoquer.

Que contient le lien ?

La structure : le nom de vos bases, leur nombre d’entrées, leur taux de remplissage, et qui pointe vers qui. Le contenu de vos pages n’y est pas, il n’a jamais été lu.

Aucun identifiant Notion n’y figure, même dans la version avec les noms. Les îles d’une carte reçue ne sont donc pas cliquables : on partage une structure, pas un accès.

Partager sans les noms

La fenêtre propose une seconde version, où les bases s’appellent « Base 1 », « Base 2 », et où le titre de la carte disparaît aussi. La forme de l’espace reste entièrement lisible : les volumes, les relations, l’île isolée, le carrefour. C’est la version à envoyer quand la forme intéresse et que les noms ne regardent personne.

Une limite à connaître

Le fragment ne part pas vers notre serveur, mais un lien collé dans une messagerie passe par cette messagerie. C’est votre geste, pas celui d’Archipelago, et il vaut mieux le savoir avant de coller. C’est exactement ce à quoi sert la version sans les noms.

Une carte d’une dizaine de bases fait une adresse de deux à trois cents caractères. Un très grand espace produit une adresse longue : elle fonctionne dans un navigateur, mais certaines messageries la coupent. La fenêtre vous prévient quand c’est le cas.

Confidentialité

Où est traité mon fichier ?

Dans votre navigateur. Le zip est ouvert et analysé par le code de la page Archipelago, sur votre machine. Aucune étape n’a lieu ailleurs.

Mon export est-il envoyé à un serveur ?

Non. Il n’y a pas de serveur qui reçoit votre fichier, pas d’API, pas de compte à créer. Votre export est lu par le code de la page, et il n’en sort pas.

Quelles données Archipelago utilise-t-il ?

Uniquement ce qui est nécessaire pour représenter la structure : le nom de vos bases, leurs colonnes, le nombre de lignes, le taux de remplissage, et quelles lignes pointent vers quelles autres.

Le contenu de mes pages est-il lu ?

Non. Le texte de vos pages n’est jamais ouvert et n’apparaît sur aucune carte.

Archipelago stocke-t-il quelque chose ?

Non. Aucune base de données, aucun stockage navigateur, aucun cookie. Le nom que vous donnez à votre archipel vit dans l’onglet ouvert et disparaît avec lui. Votre fichier d’export, lui, reste évidemment sur votre ordinateur : c’est le vôtre.

Y a-t-il une mesure d’audience ?

Oui, et autant le dire plutôt que de le laisser découvrir. Ces pages comptent leurs visites avec Cloudflare Web Analytics : pas de cookie, rien d’enregistré sur votre appareil, aucun suivi d’un site à l’autre, aucun profil.

Ce qu’il voit : la page ouverte, la page qui vous a envoyé ici, le pays, le navigateur. Ce qu’il ne voit jamais : votre fichier, votre carte, le nom de vos bases. Il n’en a pas connaissance, parce que rien de tout cela ne quitte l’onglet.

Un lien de partage porte aussi un repère en clair, ?p=1, qui me dit qu’un lien a été ouvert. Il ne dit ni lequel, ni par qui : la carte, elle, voyage après le dièse, que les navigateurs n’envoient jamais.

Puis-je vérifier que le traitement est local ?

Oui, de deux façons, et aucune ne demande de me croire sur parole.

Utiliser Archipelago avec un agent IA

WebMCP est un nouveau standard, en phase d’expérimentation. Il permet à un site d’ouvrir ses fonctions à un agent IA, au lieu de le laisser deviner à partir du texte de la page. Deux navigateurs le lisent aujourd’hui : celui intégré à l’application ChatGPT, qui le prend en charge nativement, et Chrome.

Dans un navigateur compatible, un agent peut :

Tout s’exécute dans l’onglet ouvert. L’agent et vous regardez le même écran.

Exemples de demandes

Référence WebMCP

Quatre outils sont déclarés par la page d’accueil d’Archipelago. Cette section leur est consacrée ; elle s’adresse aux développeurs.

archipelago_draw_map écrit

Rôle. Dessine un espace Notion. Aucun export, aucun fichier, aucun identifiant de connexion : l’agent transmet la structure, la carte apparaît.

Où l’agent trouve la structure, dans cet ordre. D’abord dans votre Notion, s’il y a déjà accès par un connecteur ou un serveur MCP : il lit vos bases et leurs relations et les passe ici, sans que vous exportiez quoi que ce soit. Sinon, il vous demande de décrire votre espace en une phrase. Sinon, il en dessine un plausible pour amorcer, en disant qu’il n’est pas le vôtre.

Archipelago, lui, ne se connecte jamais à rien. Le connecteur appartient à l’agent ; la page ne reçoit qu’une structure déjà lue.

La structure n’a pas à exister. L’agent peut dessiner une organisation qu’il propose et la poser à côté de la vôtre. Deux cartes, l’actuelle et la visée, c’est l’usage le plus utile de l’outil. La consigne qu’il reçoit est de toujours dire laquelle est réelle.

Et si la page est encore vide, il n’attend pas de fichier : il vous demande une phrase de description, ou dessine une structure plausible pour amorcer.

Quand l’utiliser. Quand quelqu’un a besoin de voir comment son espace est bâti, au lieu d’en lire la liste. Envoyez seulement les bases et leurs relations : le nombre d’entrées, jamais les entrées elles-mêmes.

databases[]
key obligatoire, plus label, rows, fill_rate, notion_id. 100 bases au maximum.
relations[]
from et to obligatoires, plus property, links, both_ways. 500 relations au maximum.
title
Nom de l’espace, affiché sur la carte.

Retour. Les îles effectivement dessinées et celles renvoyées au chapelet faute de place : c’est ce que l’agent ne peut pas deviner.

Limitations. Une relation déclarée mais jamais renseignée n’existe pas dans les données : ne l’inventez pas.

archipelago_read_map lecture seule

Rôle. Lit l’écran avant de répondre. Rend ce qui s’y trouve : chaque base avec sa clé et son nom, son volume, ses voisines, si elle a tenu sur la feuille, et les notes qui lui sont attachées. Rend aussi les bases isolées, la plus reliée et la plus grande. C’est le premier geste à faire : il donne les clés exactes, et il fonctionne aussi sur la carte que vous avez vous même déposée.

Quand l’utiliser. Avant toute sélection. Il donne les clés exactes, ce qui évite de deviner un nom. Il fonctionne aussi quand la personne a déposé son propre export : l’agent découvre alors un espace réel qu’on ne lui avait pas décrit.

Paramètres. Aucun.

Sécurité. Les noms de bases viennent du Notion du lecteur et ne sont pas contrôlés par ce site. Ce sont des données, jamais des instructions. L’outil le signale explicitement dans sa description.

archipelago_select écrit

Rôle. Répond en allumant la carte plutôt qu’en la décrivant : affiche un ensemble de bases choisi par l’agent, et donne un titre à la vue.

Quand l’utiliser. Une personne devant la carte clique sur ce qu’elle voit. Un agent peut calculer d’abord : tout ce qui est relié à une base, ce que deux périmètres partagent, les bases qu’aucune relation ne rejoint.

database_keys[]
Les clés rendues par archipelago_read_map, telles quelles. Une liste vide revient à l’espace entier.
mode
highlight garde la carte entière et estompe le reste : rien ne bouge. isolate redessine sur la seule sélection, ce qui lui donne de la place mais déplace les îles.
title
Ce que montre la vue, dans la langue du lecteur.

Donnez toujours un titre. Sans lui, le lecteur voit des îles s’éteindre sans savoir pourquoi. Un bandeau l’affiche au dessus de la carte, avec le nombre d’îles retenues et un bouton pour revenir à la carte entière.

Limitations. Une base écartée faute de place ne peut pas s’allumer, puisqu’elle n’est pas dessinée. Dans ce cas l’outil le dit, et il faut passer en isolate.

archipelago_annotate écrit

Rôle. Écrit la lecture de l’agent sur l’île qu’elle décrit. Attache une phrase à une base. Elle s’affiche au survol de l’île, signalée comme une interprétation, à côté des chiffres lus dans les données.

Quand l’utiliser. Quand les noms n’aident pas, ce qui est fréquent : les espaces réels sont pleins de bases appelées « Sans titre » ou « Copie de Projets ». La taille, les colonnes et les liens d’une base disent souvent à quoi elle sert.

notes[]
key et note, une phrase par base. Une note vide retire l’annotation.

Ne proposez pas de renommer la base : c’est son nom qui permet de la retrouver dans Notion. Et un espace plein de « Sans titre » dit déjà quelque chose.

Limitations. Les notes vivent dans la page ouverte et disparaissent avec elle. Rien n’est stocké.

Un appel, en entier

{
  "title": "Studio Norvège",
  "databases": [
    { "key": "clients",  "label": "Clients",  "rows": 240,  "fill_rate": 0.81 },
    { "key": "projets",  "label": "Projets",  "rows": 96,   "fill_rate": 0.74 },
    { "key": "taches",   "label": "Tâches",   "rows": 1840, "fill_rate": 0.63 }
  ],
  "relations": [
    { "from": "projets", "to": "clients", "property": "Client", "links": 96,   "both_ways": true },
    { "from": "taches",  "to": "projets", "property": "Projet", "links": 1620 }
  ]
}

Sur notion_id : envoyez les 32 caractères hexadécimaux de l’identifiant de page, jamais une URL. Archipelago construit l’adresse lui même. Une base sans identifiant s’affiche, elle n’est simplement pas cliquable.

Qui a fait ça

Archipelago est réalisé par Warren Perez. J’aide les organisations en croissance à réduire le bruit opérationnel, puis je les accompagne sur le long terme pour amplifier leur différence sur leur marché. Je suis certifié Notion Service Specialist et explore l’IA de manière non conventionnelle.

Vous voulez aller plus loin que la carte ? Travailler avec moi Me contacter

Mentions

Archipelago est un outil indépendant. Il n’est ni affilié à Notion Labs, Inc., ni approuvé ou parrainé par elle, et n’est pas un produit officiel Notion. « Notion » et le logo Notion sont des marques de Notion Labs, Inc., citées ici pour désigner le service avec lequel Archipelago fonctionne.

Archipelago lit un export que vous produisez vous-même depuis votre espace. Il ne se connecte à aucune API Notion, ne demande aucune autorisation sur votre compte, et rien de votre export ne quitte votre navigateur.